Le drone MALE Aarok de Turgis et Gaillard prend son envol

Le mardi 9 septembre, le drone MALE développé par Turgis & Gaillard a effectué son premier vol d’essai depuis l’aérodrome de Blois-Le Breuil (Loir-et-Cher).

Turgis & Gaillard frappe fort : drones, missiles longue portée et innovation souveraine

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C’est une étape symbolique et technique majeure pour le programme Aarok. Le mardi 9 septembre, le drone MALE développé par Turgis & Gaillard a effectué son premier vol d’essai depuis l’aérodrome de Blois-Le Breuil (Loir-et-Cher). Réalisé en toute discrétion, ce vol inaugural s’est déroulé à une altitude de 5 000 pieds (1,5 km) et a duré un peu moins d’une heure. Il a été rendu possible par des conditions météorologiques favorables et surtout grâce aux autorisations délivrées par la DGAC (Direction générale de l’Aviation civile).

Initialement attendu en juin, juste avant le salon du Bourget, ce vol inaugural s’est révélé conforme aux objectifs de la société. Il marque une avancée déterminante pour cette ETI française, qui a lancé le projet sur fonds propres.

Soutien politique affirmé

Le programme Aarok bénéficie d’un appui politique de poids. Fin février, Sébastien Lecornu, alors ministre des Armées (désormais Premier ministre), s’était déplacé à Blois pour visiter le site d’assemblage et découvrir le drone. Un geste fort, interprété comme un soutien stratégique à la relance souveraine des capacités françaises dans le segment MALE.

Fondée en 2011, Turgis & Gaillard réalise aujourd’hui 65 millions d’euros de chiffre d’affaires, avec une croissance rapide et une ambition claire : rattraper le retard français face aux programmes étrangers comme le MQ-9 Reaper américain ou l’Akinci turc.

Un drone souverain

L’Aarok est conçu pour assurer aussi bien des missions civiles (surveillance environnementale, secours, gestion de crise) que militaires (renseignement, frappe, surveillance maritime). Avec une charge utile de plus d’1,5 tonne, une envergure de 22 mètres, une vitesse de 250 nœuds et une autonomie de 30 heures, il ambitionne de voler à terme à plus de 40 000 pieds.

« Ce n’est pas de l’innovation pure, mais de l’innovation d’architecture », insiste Fanny Turgis, présidente et cofondatrice de Turgis & Gaillard. L’architecture du cockpit, par exemple, est directement dérivée de celle du Patroller de Safran. Ce choix permet une intégration rapide et une meilleure maîtrise des coûts.

Un vol public et plus ambitieux devrait intervenir rapidement, marquant la prochaine étape du développement.